Critique de Valérian et la Cité des mille planètes

Critique de Valérian et la Cité des mille planètes

Valérian…
Ahhh…. Valérian…
Tu nous as tant fait attendre, tu as tant fait attendre ton réalisateur d’ailleurs, depuis le temps que tu patientes dans cette bobine noire.
Tu nous as tant fait peur, au point de se ronger les ongles jusqu’aux os, parce qu’une célèbre adaptation, parce qu’inspiration du Cinquième élément, parce que Luc Besson aussi…

Et tout ça pour …

Rien.

Un mauvais procès ?

Attention, quand je dis que Valérian fait peur à cause de Luc Besson, je ne fais pas une déclaration de haine au réalisateur, j’aime 90 % des films que j’ai vus de lui. Mais tonton Luc, de par sa faculté à produire et écrire des films réputés « braindead », de par les polémiques qui tournent autour de lui, de par le mindfuck qu’était Lucy, doit être le réalisateur français qui attire le plus de seaux de purin de toute l’histoire du cinéma.
Alors quand on sait que son nouveau bébé a cramé le budget de tout le cinéma français de la dernière année, que la loi sur le crédit d’impôt a bougé à cause de ce projet, forcément, on a des attentes, et il faut avouer que certaines sont remplies.

Un budget phénoménal ! Mais pourquoi ?

Niveau réalisation, on va l’avouer, c’est monstrueux. Chaque euro transpire à l’écran, par les effets numériques, par les angles de vue, par les costumes, par le niveau de détail de certains plans, tout pue le fric et la générosité habituelle de Besson qui veut en mettre plein les yeux au spectateur, et c’est une excellente chose. Mais après ça, il faut gratter la surface.

La tête dans les nuages...

Valérian n’a pas de problème d’enjeux, car les enjeux présentés sont monstrueux et plein de beaux messages, Valérian a surtout un problème de montage et de scénario, car définir des enjeux, c’est bien, mais détailler le chemin pour y parcourir, c’est mieux.
Et c’est là qu’on se retrouve avec un petit film de 2h15, qui, si on résume, met en scène deux manchots qui passent leur temps à se chercher (littéralement) en prenant 5 minutes pour sauver le monde. Et c’est là le problème.

Un patchwork de bonnes idées... mais un patchwork tout de même ...

Dans Valérian, Besson a mis bout à bout plein de superbes idées, superbes scènes, superbes artistes, superbes décors, sans rechercher une cohérence entre tous. On se retrouve donc avec un patchwork sympa au visionnage mais qui ne répond pas forcément à nos attentes et ne nous raconte pas forcément une « histoire ».

En conclusion :

Valérian est donc un demi-flop pour moi. Beau à regarder, pas bon à manger.

4 pensées sur “Critique de Valérian et la Cité des mille planètes

  • août 29, 2017 à 22 h 03 min
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    Pareil pour moi, j’ai un avis très proche du tiens l’ami Xheo ! 🙂

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    • août 29, 2017 à 22 h 05 min
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      Mais tu me touches beaucoup, l’ami wade (sans ambiguïté bien sûr).

      Répondre

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