[Review] Chandra : Les Fantômes de Ravnica

[Review] Chandra : Les Fantômes de Ravnica

Hello les jeunes ! Vous ne pouvez a priori pas le savoir mais je suis un grand fan du jeu de cartes Magic The Gathering, bien que j’ai bien réfréné cette passion par rapport à une certaine époque où je ne me séparais pas de mon deck ! Autant vous dire que j’ai ressenti un plaisir non dissimulé lorsque j’ai eu à ouvrir pour la première fois de ma vie un comic book tiré de cet univers, qui n’a d’ailleurs cessé de grandir et de s’étendre à travers divers supports depuis maintenant une bonne dizaine d’années.

L’histoire sur laquelle j’ai jetée mon dévolu se focalise sur Chandra Nalaàr, la planeswalker qui manipule le feu. Ce premier tome, Les Fantômes de Ravnica, a connu une publication française chez HiComics, que nous remercions une nouvelle fois pour leur confiance. Ce récit en quatre chapitres est scénarisé par Vita Ayala, écrivaine entre autres sur Supergirl, Submerged et The Wilds. Ce volume a été illustré par Harvey Tolibao, dessinateur notamment d’issues de X-men et de Green Arrow.

L’intrigue prend place après la terrible bataille entre les planeswalkers “Sentinelles” et Nicol Bolas, le dragon dieu. Les sacrifices nécessaires à la mort de cet impitoyable assaillant se font d’ailleurs encore sentir au sein de ce recueil. Pour prolonger l’expérience de ce conflit et en découvrir toute la teneur, le roman La Guerre de l’étincelle : Ravnica, disponible aux éditions Bragelonne, le narre plus précisément.

Le comics se concentre évidemment sur Chandra, mais d’autres personnages bien connus du lore autour du jeu de cartes y apparaissent également. Ainsi, Ajani, la mère de Chandra ou bien Tibalt interagissent avec la protagoniste du titre. Je n’en dirais pas plus, il est toujours hors de question de vous spoiler les circonstances de ces émergences.

Les Fantômes de Ravnica donne à suivre une héroïne fragilisée, en proie au doute et pleine de remords par rapport aux évènements cités précédemment. La jeune fille essaye tant bien que mal d’aider la veuve et l’orphelin afin de se sentir mieux vis-à-vis d’elle-même, mais un ennemi profitera de cette faiblesse passagère pour enfoncer le clou !

Si j’ai apprécié découvrir un peu plus de détails sur cet univers que j’affectionne, je n’ai pas trouvé cette histoire palpitante. Sans être foncièrement mauvaise, elle se contente du strict minimum syndical, l’intrigue principale émerge seulement en milieu de volume pour se terminer abruptement et de manière prévisible. Le titre privilégie l’action dans son introduction au détriment de son récit, ce qui le rend d’office assez oubliable.

J’ai su néanmoins me délecter des quelques clins d’œil disséminés parcimonieusement ci et là, comme la présence de personnages cultes ou de races incontournables de Magic The Gathering. L’univers de la licence est tellement vaste, pourquoi se contenter de mettre en scène une poignée de personnages connus ?

Une suite à ce titre n’a pas l’air d’être prévue aux US mais si l’idée venait à germer dans quelque esprit que ce soit, j’espère qu’elle contiendra plus d’action, des intrigues plus riches et mieux racontées et surtout qu’elle exploitera plus intelligemment et plus généreusement l’univers de Magic !

Les dessins quant à eux sont tout juste passables. En réalité, la partie graphique souffre d’une inégalité assez franche. Le titre dispose de planches très jolies mais aussi de visuels bien moins réussis à mes yeux. La disparité des dessins, en plus d’être dommageable, nuit à l’intérêt que porte le lecteur à l’histoire qui lui est racontée, déjà pas spécialement trépidante ! D’autant plus que, pour ne pas aider, j’ai vraiment du mal avec certains visages croqués par Harvey Tolibao. Sur ce détail aussi, une hétérogénéité très marquée contrarie l’appréciation globale du titre. Ce n’est qu’un goût personnel évidemment, mais ce point a rendu bien difficile mon entrée dans le récit et mon adhésion à celui-ci ! Autant des personnages comme Tibalt ou Ajani ne souffrent pas trop, mais alors Chandra parfois… Pauvre Chandra ! Jugez-en par vous même…

Malgré mon attachement pour l’univers du jeu de cartes à collectionner, je ne sors pas hyper convaincu de la lecture de ce titre. Le manque de véritables prises de risque des auteurs plonge cette aventure de Chandra dans un classicisme assez regrettable en plus de souffrir du fait d’être totalement prévisible. De plus, l’instabilité de la partie graphique ne parvient pas à estomper le relatif ennui de l’intrigue proposée. Mon petit cœur de fan de la licence Magic a tout de même apprécié la balade en compagnie de la planeswalker, surtout pour y relever les traces d’un univers familier dont je souhaitais découvrir l’étendue. Seuls les fans les plus chevronnés en manque d’aventures estampillées Magic sauront réellement trouver leur compte avec ce récit quelque peu divertissant bien que complètement dispensable !

Au-delà du plaisir d’initié consistant à repérer et à savourer le fan service, l’intrigue peine à captiver et n’enrichit pas fondamentalement l’univers dans laquelle elle prend place. Puisque ce comics y fait référence, il serait plus judicieux à mon sens de vous orienter vers le roman La Guerre de l’étincelle si vous souhaitez réellement découvrir l’étendue du lore Magic !

C’est sur cette note mitigée que s’achève cette review. N’hésitez pas à nous dire ce que vous avez pu penser de ce titre publié chez HiComics, nous serions ravis d’échanger à son sujet avec vous !

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