[Review] Féréüs : Fils de la colère et du vent

[Review] Féréüs : Fils de la colère et du vent

Hello les cadavres ! Aujourd’hui on s’attaque à un ovni de la BD, j’ai nommé Féréüs : fils de la colère et du vent, publié chez Makaka Editions. Encore une fois, nous découvrons une nouvelle maison d’édition à travers l’une de leurs publications, après Ahoy Comics et les éditions Kinaye récemment ! Makaka est une maison d’édition dont l’ambition est de faire connaître de jeunes auteurs et de proposer des parutions originales ! Leur catalogue contient de nombreuses BDs dont vous êtes le héros, en plus de BDs visant différents publics, jeunes ou adultes. C’est d’ailleurs de cette dernière catégorie dont fait partie Féréüs. Les dessins et le scénario de ce titre sont assurés par Monsieur le Chien. Loin de moi l’idée de l’insulter, je vous le jure, il s’agit de son authentique pseudonyme ! Il a notamment travaillé sur Poussin Bleu chez Fluide Glacial, mais aussi sur bien d’autres titres gardant pour dénominateur commun l’humour ! Mais revenons-en à Féréüs, une BD de style médiéval-fantastique nimbée d’un humour noir et cynique complètement délirant !

Tout commence à Aqqub, un continent divisé en neuf royaumes. Féréüs, le personnage principal, naît dans l’un d’eux : le Bajac. Féréüs est un modeste touilleur de vase, un métier inintéressant dont le but est, vous vous en doutez, de touiller la vase à la recherche de crevettes de vase. Une fois dénichées, ces bestioles insolites sautent de la vase, les touilleurs doivent ensuite les assommer avec une bourrette ! Vous le sentez le bon métier de merde bien vaseux ? Toutefois, la vie morne de Féréüs change quand Sqol Grafesh, un nécromancien démoniaque, décide d’envahir tout Aqqub. Pour parvenir à ses fins, il est prêt à tout, même à envoyer ses soldats morts-vivants piller, tuer et violer les habitants, tous, même les cochons….

Vous trouvez tout cela saugrenu ? Et bien dites-vous que ce n’est que le début de cette histoire totalement déjantée, absurde et sans aucun sens ! Même si l’humour ne brille pas par sa délicatesse, il s’agit là du genre d’humour idiot que j’adore ! Durant ses pérégrinations, Féréüs, nommé héros contre son gré, rencontrera son père le grand Esprit du vent, qui lui confèrera le pouvoir indispensable de commander aux canards. En plus de cette surprenante habilité, il lui confiera également un merveilleux compagnon pour l’accompagner dans ce long voyage, une salamandre qui parle… Le lecteur ne connaît d’ailleurs toujours pas le nom de cette créature magique puisque Féréüs se fout royalement de sa présence. Voici donc quelques exemples de cet humour gras et noir comme un bon boudin. Je ne me rappelle pas avoir rigolé à gorge déployée comme un débile devant un livre depuis bien longtemps, et rien que pour ça, chapeau l’artiste canidé ! Beelzebub n’a qu’à bien se tenir car Féréüs représente un sérieux concurrent en matière d’humour absurde et efficace. Je me suis surpris à pouffer de rire plusieurs fois devant des gags idiots et j’ai adoré ça, oh oui ! Le scénario se révèle parsemé d’embûches pour notre anti-héros finalement sympathique. Même si le dénouement est attendu, les nombreuses péripéties rencontrées sont toujours un prétexte pour cet humour potache parfaitement exécuté ! On rit tellement que les facilités scénaristiques se retrouvent rapidement balayées et pardonnées.

Pour ce qui est du style graphique de cette œuvre, il pourrait être jugé d’assez simpliste au premier abord, mais il correspond finalement tout à fait à la tonalité de cette œuvre, à son ambiance heroic fantasy un peu sale et crade. Pour une histoire pareille, un dessin épuré et minimaliste fonctionne à merveille. Les personnages sont caricaturaux, leurs visages personnages sont exacerbés pour que leur intelligence, ou plutôt leur manque de jugeote, soient décelables au premier coup d’œil. La première apparition de Féréüs suffit pour comprendre qu’il est un gros bourrin et un gros benêt, sauf quand il porte son casque qui dissimule son faciès et son air ahuri évidemment !

Féréüs : fils de la colère et du vent est une BD destinée à un public adulte aimant l’humour gras, sale et cynique sur fond d’heroic fantasy. Le scénario reste assez simple, mais il se révèle n’être qu’une toile de fond et un prétexte pour les nombreux gags imaginés par Monsieur le Chien. Les dessins, bien qu’assez simplistes, m’ont convaincu et participent à l’efficacité du ton humoristique de la BD ! J’ai tellement apprécié la lecture de ce premier tome que j’ai immédiatement commandé la suite après la lecture de celui-ci, c’est dire !

Bravo et merci à Monsieur le Chien pour m’avoir déclenché quelques pouffements de rire incontrôlables ! Et merci à Makaka de publier de telles pépites !

N’hésitez pas à nous laisser vos avis sur Féréüs ici ou sur les réseaux sociaux pour que nous puissions en discuter ensemble. En attendant, lisez bien, jouez bien et à bientôt !

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