[Review] Predator : Chasseurs

[Review] Predator : Chasseurs

Hello les jeunes, aujourd’hui nous abordons un nouveau label : Vestron ! Il s’agit d’un nouveau label des éditions Wetta dont nous avions déjà parlé à plusieurs reprises il fut un temps. En effet, notre dernière review d’un de leurs titres remonte à la sortie d’Archie Vs Predator. Quoi qu’il en soit, pour avoir en main les deux premiers titres édités dans le nouveau format choisi par l’éditeur, je peux vous confier que c’est de la bonne came ! Le format paperback adopté propose au lecteur un ouvrage souple et un peu plus petit qu’une issue VO, pour un total de 128 pages en couleurs. La couverture est tout de même finement cartonnée, ce qui rend le livre un peu plus solide tout en permettant de le manipuler librement. En résulte un format carrément sympa pour la lecture ainsi que pour le rangement. Les collectionneurs seront aux anges avec ces tranches sobres et homogènes ! De plus, les tranches sont numérotées. Ce détail permettra aux acheteurs atteints de la collectionnite aiguë de constater facilement les éventuels trous dans leur collection pour mieux les combler ! :p

Après cette présentation du nouveau format de Wetta/Vestron, parlons de la première publication du label, numérotée 001 sur sa tranche : j’ai nommé Predator Chasseurs ! Rien qu’à la couverture, le récit semble déjà envoyer du lourd. J’aime énormément la police massive utilisée et les trois chasseurs aliens à la posture imposante pètent la classe ! Le scénario de ce titre Predator est signé Chris Warner, qui a notamment officié sur de nombreuses séries Dark Horse dont Terminator, Alien vs Predator ou encore Aliens. Les dessins sont assurés par Francisco Ruiz Velasco qui a aussi pas mal bossé également pour Dark Horse, notamment sur du Star Wars. Il a aussi illustré du Thunderbolts et du Inhumans chez Marvel. Une belle équipe a donc été réunie pour ce projet, il est donc temps de vous partager le synopsis de ce récit avant de vous donner mon avis global !

Synopsis :

Cela fait des siècles que les êtres qu’on appelle Predators viennent sur notre planète pour chasser l’homme. Le caporal Enoch Nakai est l’un des rares humains à leur avoir survécu. Lorsqu’il est recruté par d’autres survivants au sein d’une organisation secrète dédiée à la traque des chasseurs extraterrestres descendus sur Terre, il saisit la chance de pouvoir se venger. Mais l’île du pacifique sur laquelle ils sont envoyés renferme une horreur à laquelle personne ne s’attend.

Mon avis :

Le premier tome du label m’a paru globalement très sympa. Cependant, commençons tout d’abord par aborder le négatif car il n’y a pas grand chose à dire de ce côté là ! Le seul point négatif notable de l’ouvrage se révèle être les quelques fautes qu’il contient. Elles tiennent davantage de l’étourderie qu’une mauvaise traduction, et restent finalement peu nombreuses. Ces coquilles ne gênent pas l’immersion ni la compréhension du récit, j’imagine d’ailleurs qu’elles seront corrigées dans de futures réimpressions.

Passons maintenant au scénario de Predator : Chasseurs ! L’esprit de la licence Predator se ressent dès le décor choisi pour cette histoire : une jungle hostile, terrain de chasse privilégié des extraterrestres sauvages. L’ambiance est également au rendez-vous, une ambiance pesante et parfois même stressante, même si ce volume est clairement axé action ! L’action est très présente dans la deuxième partie de ce volume. De nombreux personnages issus d’autres histoires estampillées Predator, que je n’ai malheureusement pas lu, sont également invoqués au sein de ce récit. Par exemple, Enoch Nakai, déjà présent dans Predator : La traque infernale, occupe ici un des rôles principaux. Des références à Predator : Trophées ainsi qu’à Predator : Intouchable, qui est d’ailleurs le deuxième volume du label Vestron, sont respectivement élaborées par l’évocation d’un ancêtre de Jaya Soames et grâce à la présence du personnage de Mandy Graves. Elle aussi occupe un rôle important dans Predator : Chasseurs. Ce dernier se présente comme un genre de crossover entre plusieurs titres de la licence déjà parus.

J’ai aimé cette histoire car, au-delà de la jungle et des personnages connus de l’univers Predator, elle propose un twist intéressant. Le vrai ennemi de cette histoire n’est pas celui qu’on pense, mais ne spoilons pas ! L’intrigue se révèle sympathique, c’est le genre de court récit que j’aime, sans prise de tête avec énormément d’action, du sang et de la violence, précisément ce que j’attends en lisant du Predator. Pour une fois, les humains ne s’imposent pas comme des victimes sans défense ou des proies apeurées. Ici, ce sont des humains préparés et organisés qui viennent dans la jungle avec pour objectif de chasser les Predators jusqu’au dernier !

Le scénario fonctionne bien, mais qu’en-est-il des dessins ? Là aussi, je suis convaincu ! Le style de Francisco Ruiz Velasco colle bien à l’histoire racontée, dans lequel je trouve une petite touche “manga”, notamment dans certaines coupes de cheveux ou quelques visages. Son style rend plus honneur aux Predators qu’aux humains, les chasseurs aliens paraissent grâce à lui imposants et menaçants en dépit du fait qu’ils soient sous-équipés pour cet affrontement. Les dessins ne rendent pas autant honneur aux humains. Certains de leurs visages paraissent assez étranges, en fonction des planches et des cases. D’une page à l’autre, certains personnages ne se ressemblent qu’à peine ! En revanche, les décors, les environnements, les différents objets et véhicules sont plutôt bien représentés. Ils ne disposent toutefois que de peu de détails globalement, ce qui permet néanmoins de mettre en avant l’action et les personnages !

Les dessins sont globalement appréciables, même si certaines planches paraissent assez brouillonnes, comme si elles avaient été bouclées à la dernière minute. On peut notamment relever la double page où Mandy fait son sport.

Les couleurs des planches, dans les tons bleus\verts sur la fin du récit, apportent un vrai cachet à celles-ci et transportent le lecteur dans une atmosphère nocturne et jungle assez inquiétante. L’effet se révèle donc efficace et permet de poser une ambiance anxiogène et menaçante. Cette tonalité bleutée se retrouve toutefois nuancée en fonction des situations, avec des cases arborant du rouge, du rose , ou de l’orangé vif lorsqu’elles présentent des explosions, des tirs voire du feu.

Cette lecture fut fort intéressante et agréable ! Nous y retrouvons tous les éléments qui font l’essence d’une bonne histoire Predator et ce n’est pas pour rien ! En effet, le maestro Chris Warner est aux manettes pour ce crossover après avoir opéré sur différents titres de la licence. La publication française de cette histoire est également l’occasion de découvrir Vestron, le nouveau label de Wetta et son format paperback. Là aussi, je valide ! Une petite Galerie est présente en fin de volume et compile quelques artworks qui sont probablement les covers VO de Predator : Chasseurs (Hunters en VO). Les illustrations sont suivies d’un petit extrait du titre Aliens : Cendres à paraître.

Chasseurs se présente à la fois comme un crossover jubilatoire pour les fans assidus des comics autour des chasseurs de primes extraterrestres mais aussi comme un bon moyen pour les néophytes de découvrir des personnages emblématiques de la licence. Vestron met les petits plats dans les grands en proposant cette première lecture satisfaisante, complètement en adéquation avec l’âme de la série Predator. Avec son format compact, propice à une lecture en tout lieux, ce nouveau label a de quoi nous faire rêver avec de futures publications de cette qualité. N’hésitez pas à nous dire également ce que vous avez pensé de cette lecture en commentaire ou sur les réseaux sociaux et à bientôt pour le numéro 2 !

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