[Review] Predator : Intouchable

[Review] Predator : Intouchable

Hello à tous ! La semaine dernière nous avions réalisé la review de Predator : Chasseurs. Continuons donc sur cette lancée avec celle de Predator Intouchable. Je vous arrête tout de suite, rien à voir avec le film avec François Cluzet et Omar Sy. Je vous vois venir, bande de rigolos.

Cette nouvelle publication est aussi le deuxième volume du nouveau label de Wetta, Vestron. Nous partons ici sur un récit Predator entièrement en noir et blanc, contrairement au premier volume en couleurs, et qui sent bon le passé, le rétro puisqu’il nous ramène dans le passé avec une publication datant de 1993. J’avais 4 ans à sa sortie, et Kaisuke n’était même pas né ! :O Le scénario est concocté par Evan Dorkin, collectionneur de prix Eisner et Harvey en tout genres. Il a notamment travaillé sur Rom, sur du The Mask et sur une foule de titres DC et Marvel ! Derek Thompson, quant à lui, dessine cette histoire, illustrateur chez Pixar et pour de nombreux films tels que Men In Black, Star Wars, John Carter mais également sur les planches visibles dans le film Incassable de M. Night Shyamalan ! Enfin, Keith Aiken et Chris Warner s’occupent de l’encrage.

Tout commence dans le New Jersey, dans une forêt où une partie de paintball se déroule tranquillement. Le calme perdure jusqu’au moment où des morts commencent à se produire, et ce n’est que le début des problèmes pour John Pulnick, le propriétaire de ces lieux. En effet, le séminaire d’avocats et le staff présents sur place sont tous morts à son retour. Le Predator camouflé sur place s’est visiblement bien amusé.

Ce titre nous propose une aventure assez unique dans l’univers Predator, puisqu’il propose un combat entre Predators ! Lorsqu’un Predator transgresse les règles, il devient un “Bad Blood”, un intouchable, rejeté et banni… Mais s’il persiste, ses congénères lui envoient un “Enforcer”, un Predator missionné pour l’éliminer. Qu’importe le nombre de morts que leur affrontement provoquera !
L’originalité du pitch en fait-il pour autant un bon titre ? C’est plutôt le cas, oui !

Cette fois-ci encore, nous nous retrouvons dans un lieu assez propice à la chasse au gibier pour nos amis extraterrestres : une forêt. Certes, le cadre choisi pour l’intrigue ne prend pas spécialement de risques, mais la suite de l’histoire converge vers un événement assez inédit, à savoir rien de moins qu’un combat entre deux Predators. Je vous l’ai déjà indiqué plus haut, mais rendez-vous compte, un combat entre deux Predators ! Et ce, bien avant la chose en forme de film sortie l’année dernière. J’ai vraiment apprécié le fait de voir ces deux aliens chasseurs se battre entre eux, et ce au milieu de deux groupes d’humains également opposés. Un parallèle très intéressant s’établit d’ailleurs entre les différents groupes de ce récit. On y trouve un Predator du côté de la loi, l’Enforcer, ainsi qu’un Predator criminel, le Bad Blood. Il en est de même pour les groupes humains présents dans Intouchable. Chaque groupe, motivé par un but propre, n’hésitera pas à marcher sur les autres ou à nouer des alliances de circonstance pour parvenir à ses fins. Cette mêlée générale provoque très clairement ce qu’on pourrait appeler un gros bordel !

Ce récit marque aussi la première apparition de Mandy Graves qui doit vous dire quelque chose si vous êtes fidèles au blog… Piqûre de rappel, le personnage se retrouve plus tard dans Predator : Chasseur ! Néanmoins, le personnage que nous suivons véritablement dans cette histoire se révèle John Pulnick alias “Papa John” pour les intimes.

Predator : Intouchable nous propose une fois de plus une aventure totalement axée sur l’action. Licence Predator oblige, vous vous doutez bien qu’elle s’accompagne d’une violence excessive, illustrée par des arrachages de colonnes vertébrales et autres écrasages de têtes qui explosent, bref que des choses gaies et sympas venant égayer la vie de tous les jours ! Le scénario est plutôt appréciable, même si le dénouement ne se montre pas spécialement surprenant. L’histoire contient tout de même tout ce que l’on peut attendre d’une œuvre de l’univers Predator et c’est déjà une bonne chose. On peut même dire que c’est tout ce que l’on demande à un récit focalisé sur des chasseurs extraterrestres ultra-violents.

Après le scénario, les dessins ! Le récit entier est en noir et blanc, agrémentées de quelques nuances de gris. Non, pas cinquante nuances, je vous vois venir cette fois encore. Vestron nous propose donc une version monochrome de ce récit. La version originale était disponible en couleurs, des couleurs datées qui fleurent bon l’ancien et surtout le désuet. J’imagine que c’est pour cette raison qu’une version en noir et blanc de ce récit a été privilégiée. Les dessins se révèlent eux aussi assez datés, de même que ce récit nage clairement dans un style très rétro. Un seul conseil donc : vade retro les antis style rétro ! Après cette blague d’un goût douteux, je me dois d’admettre que j’ai du mal avec ce style. C’est un goût personnel, mais j’accorde, peut-être inconsciemment, beaucoup d’importance aux dessins. De ce fait, j’ai beaucoup de mal à entrer dans une histoire quand le style ne me botte pas vraiment. Les visages humains sont très allongés, fins et ovales, bref ils sont assez bizarres ! Pour le reste, c’est plutôt détaillé, les Predators paraissent très imposants et puissants justement grâce à la myriade de détails apportées à leurs armures. Preuve en est sur ces planches ci-dessous sur lesquelles vous pouvez apercevoir le Bad Blood et l’Enforcer !

D’ailleurs, le costume de l’Enforcer sur l’illustration au dessus à droite n’est pas sans me rappeler le design de la tenue de Shredder, notamment son masque et ses griffes. Ce rapprochement n’est pas si incongru qu’on pourrait le croire. En effet, les habits des deux personnages tirent probablement leur inspiration de la culture nippone. Le Predator, en plus de son accoutrement, semble suivre un code d’honneur semblable au bushido, le code moral du samouraï. Même si le costume de Shredder s’inspire davantage des ninjas que des samouraïs, la ressemblance m’a frappé. J’espère que vous la décèlerez également, au moins un petit peu suite à mon raisonnement… :’)

Ces planches sont magnifiques n’est-ce pas ? Je trouve aussi que ces illustrations statiques, offrant aux Predators des poses dynamiques et impressionnantes, fonctionnent très bien. En revanche, certaines planches durant l’affrontement des deux Predators se révèlent difficilement déchiffrables, ce qui nuit à la compréhension du combat. Lesdites planches contiennent elles aussi énormément de détails. Ajouté à cela le fait qu’elles soient en noir et blanc, la lecture a parfois été complexe ! Il m’a fallu prendre un peu de distance avec la page et le livre afin de pouvoir apprécier à leur juste valeur les planches de l’affrontement.

J’avais de l’appréhension en ouvrant ce second tome du label Vestron, car je ne suis en général que très peu friand des récits et des styles rétros et en noir et blanc. Les années qui séparent ce titre de ma lecture et de mes goûts représentaient un vrai frein à ma lecture de Predator : Intouchable et à ma potentielle appréciation de ce dernier. Finalement, malgré ces a priori, j’ai réussi à plonger dans l’histoire sans efforts et je me suis même surpris à apprécier l’histoire racontée ainsi que les dessins.

Je ne peux que vous encourager à vous plonger dans ces deux premiers volumes du label Vestron afin de découvrir les comics Predator. N’hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé sur les réseaux sociaux ou dans les commentaires ! D’ici la prochaine fois, jouez bien, lisez bien, et profitez de votre vie pour en vivre plusieurs à travers vos passions ! C’est beau ce que je dis… Bref, à bientôt ! ^^

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