[Review] TMNT – Tome 11 : Leatherhead

[Review] TMNT – Tome 11 : Leatherhead

Hello les mutos, j’espère que vous allez bien ! De mon côté, ça va même si le boulot est devenu extrêmement prenant au quotidien. Du coup, j’ai forcément beaucoup moins de temps pour écrire sur le blog à mon grand regret. Mais fini de se lamenter, je suis bien entouré et on compte bien continuer à publier régulièrement.

De plus, s’il y a bien une licence qui pouvait me faire sortir de ma pré-pré-retraite de rédacteur, c’est bien la licence TMNT chez HiComics ! Ce titre m’est très cher comme vous le savez grâce à ses qualités phénoménales et durables ! Quoi qu’il en soit, il est donc grand temps de continuer notre périple au cœur des égouts puisque notre review du tome 10 remonte déjà au mois de décembre. D’ailleurs, j’en profite pour vous signaler que notre dossier dédié aux articles sur les publications “tortuesques” a récemment connu un lifting du plus bel effet. Si vous voulez donc retrouver toutes nos critiques sur une page unique, cliquez juste ici !

Après un tome plutôt calme malgré un titre pouvant laisser penser l’inverse, nous nous attaquons cette fois à un gros morceau avec le onzième tome de la série sobrement intitulé Leatherhead pour signifier l’importance du personnage éponyme dans celui-ci. Et, soyons francs d’office, l’alligator anthropomorphe se démarque dans la grande galerie de personnages de l’univers des Tortues par son charisme hors norme !

Au scénario, nous retrouvons une troupe d’habitués en les personnes de Kevin Eastman, le célèbre cocréateur encore actif des Tortues Ninja et Tom Waltz, son fidèle et prolifique acolyte depuis le lancement de la série TMNT 2011 éditée chez IDW, maison d’édition où il travaille par ailleurs. Bobby Curnow, lui aussi éditeur chez IDW, a également déjà eu l’occasion de travailler sur les aventures des quatre frères mutants, notamment sur L’attaque du Technodrome. Il revient compléter le trio d’auteurs chargés de raconter l’angoissante mission de sauvetage qui attend les Tortues.

Un retour plus qu’appréciable se trouve au sein de l’équipe créative puisque le seul, l’unique Mateus Santolouco assure partiellement la partie graphique de ce tome 11 et ça, c’est une très bonne nouvelle ! Je ne peux de toute manière plus cacher la passion que je ressens face à ses dessins, ni nier l’incroyable talent que je décèle à travers les planches du dessinateur coutumier des Teenage Mutant Ninja Turtles, pour avoir entre bien d’autres illustré L’histoire secrète du Clan Foot !

À côté du dessinateur phare des TMNT modernes, un petit nouveau se charge d’illustrer les deux derniers chapitres du recueil. Il s’agit de Dave Wachter, un artistique pour qui je n’ai trouvé que peu d’informations à vrai dire. Il a notamment travaillé sur des titres Godzilla publiés chez IDW, mais aussi sur le webcomic remarqué aux Eisner Awards The Guns of Shadow Valley et sur Night of 1,000 Wolves avec Bobby Curnow. Force est de constater que, contrairement à d’autres novices s’étant essayés aux Tortues, Wachter n’a pas à rougir de la comparaison avec son prédécesseur et propose des planches tout à fait satisfaisantes, au point de devenir l’un des artistes récurrent de la suite de la série !

Au début du tome, les tortues se retrouvent convoquées par le professeur Myrmimon sur l’île de Burnow, qui tient accessoirement son nom en référence au scénariste éponyme susmentionné, la fameuse île terraformée par Krang pour garantir la survie de sa race, les Utroms. Myrmimon demandera un service aux tortues : réveiller et relâcher les créatures extraterrestres afin qu’elles ne périssent pas sur cette île aux allures de geôle à cause du dysfonctionnement de leurs cuves de stase.

Le quatuor rencontre aussi Leatherhead, un alligator bipède massif, à première vue plutôt sympathique puisqu’il leur fournit le mutagène nécessaire pour rendre son corps organique à Donatello ! Toutefois, la façade charmante du nouveau mutant se fracturera par le biais de différents flashbacks révélant la véritable nature du dernier arrivant. Au final, nos tortues feraient mieux de se méfier de lui compte tenu de son passé tumultueux !

L’expédition sur Burnow Island se déroule dans un environnement et une ambiance assez anxiogènes. Les frères tortues, équipés d’appareils leur permettant de respirer sur cette île, explorent prudemment ce lieu fantomatique. La tension décuple après l’assassinat horrible de plusieurs Utroms ainsi que du professeur Myrmimon. L’équipe déambule ensuite dans les tunnels, plus dans l’espoir de sauver des Utroms mais pour trouver le tueur qui se tapit dans l’ombre.

Les corridors exigus et mal éclairés instaurent une ambiance similaire à celle d’un film Alien : oppressante, stressante et mystérieuse, faisant de chaque recoin obscur une menace potentielle. L’intérieur de la base et de ses souterrains partagent quelques similitudes avec les environnements emblématiques de la licence initiée par le film de Ridley Scott, à l’instar du Nostromo ou de la prison de la planète Fiorina d’Alien 3. Par exemple, l’abondance d’éléments technologiques des arrière-plans dessinés rappellent les décors des films centrés sur les xénomorphes.

Pour résumer, les tortues subissent une menace pesante dans un lieu cloisonné, le parallèle paraît cohérent à mes yeux et fonctionne vraiment bien ! J’ai déjà eu l’occasion de vous prouver la maturité de la série TMNT mais ici, elle lorgne intelligemment du côté de l’horreur psychologique et graphique. Le pari, ma foi risqué à première vue, est finalement relevé haut la main !

Finalement, nos héros découvrent l’identité de l’ignoble meurtrier. S’ensuit un combat infructueux pour essayer de le neutraliser. Malheureusement, les Tortues sont contraintes de laisser l’individu fuir tout droit vers New York…

En parallèle de ces péripéties sur l’île de Burnow, Kitsune, captive au sein du clan, lance son plan pour fuir à l’aide d’Alopex, la renarde polaire totalement hypnotisée par la sorcière du clan Foot. Jennika, quant à elle, protège tant bien que mal le nouveau leader de son clan, maître Splinter, attaqué de toutes parts par les pantins à la solde de Kitsune par fidélité pour sa faction.

Désemparés face à la supériorité numérique des sbires de Kitsune, Splinter et Jennika seront heureusement sauvés par les tortues, arrivant juste à temps pour vaincre les troupes ennemies. Toutefois, l’emprise psychique de Kitsune finit par soumettre certaines tortues à sa volonté temporairement. La sorcière réussit finalement à s’enfuir, pensant en plus avoir réussi à emporter le corps de son défunt bien-aimé Shredder avec elle. C’était sans compter la prévoyance de Splinter qui a soigneusement gardé le crâne de son plus lointain ennemi caché, ce qui contrarie grandement la fuite victorieuse de Kitsune.

Mais cette remise en liberté d’une adversaire aussi déterminée que rancunière ne représente qu’une menace minime en comparaison des révélations au sujet du Panthéon dont fait justement partie Kitsune. En effet, ce tome 11 a dévoilé le lien fraternel qui unit le Roi des rats, Kitsune et Aka. D’autres de leurs frères et sœurs viendront compléter par la suite cette redoutable famille.

En parlant d’Aka, notons qu’il s’agit ici de sa première apparition dans une publication en France. C’est cette dernière qui viendra en aide à nos héros et offrira une aide inestimable à April pour luter contre Kitsune ! Son introduction est censée se trouver dans la mini-série Casey & April pour l’instant non publiée chez HiComics. Ces dernières prennent place entre les tomes 9 et 10, respectivement Vengeance : Seconde partie et De l’ordre et du chaos.

Bien que ces chapitres manquants soient relativement importants dans l’univers de TMNT, ils ne seront pas publiés pour autant en VF car cette mini-série n’est pas d’un niveau qualitatif exceptionnel selon les dires de Sullivan Rouaud. D’ailleurs, merci à lui d’avoir répondu à mon interrogation ! Quoi qu’il en soit, ma curiosité me pousse à vouloir tout de même les lire. J’essaierais donc tout de même de me les procurer afin de les critiquer prochainement !

Graphiquement, on retrouve avec plaisir un Mateus Santolouco dont la forme olympique ne s’amenuise pas. À ses côtés, les lecteurs assistent aussi aux débuts de Dave Wachter sur la série. Son style est plutôt propre bien que très hachuré. Les nombreux traits visibles qu’il déploie octroient aux visages une certaine maturité efficace mais que j’apprécie personnellement moins que le style plus épuré et cartoonesque de Santolouco.

Les deux exemples ci-dessous vous permettront de comprendre immédiatement la différence de style des deux artistes. Ce n’est qu’une question de goût, mais évidemment je donne le point à Santolouco !

Avec du recul, le trait de Michael Dialynas, qui illustrait partiellement le tome précédent, synthétise assez bien les deux pâtes visuelles présentes dans ce onzième volume.

Un style un peu plus fun, plus épuré côté Santolouco.
Un style beaucoup plus détaillé, plus réaliste mais moins fun, moins cartoon.

Le scénario de la série tient toujours en haleine, en montrant des affrontements acharnés mais aussi en introduisant de nouvelles menaces. L’ambiance légèrement horrifique totalement inédite rajoute un vrai cachet à l’expédition des Tortues et de Leatherhead et la rend d’autant plus mémorable. Il s’agit une fois de plus d’un tome vraiment fort intéressant, ponctué de twists scénaristiques audacieux. Le trio d’auteurs n’hésite pas à faire mourir des personnages à l’importance non négligeable !

La cohérence graphique de ce onzième volume fonctionne étonnamment bien malgré les styles foncièrement différents de l’illustre Mateus Santolouco et du novice prometteur Dave Wachter.

Leatherhead avance aussi l’échéance de la rencontre entre la prochaine très grande menace et les rangs renforcés des tortues avec leurs alliés. Le Panthéon se rajoute aux actuels antagonistes qui sévissent contre les TMNT, à savoir les Street Phantoms ! Un peu en retrait dans ce tome 11, ils reviendront plus ou moins au centre de l’intrigue du volume 12 si je ne m’abuse !

Merci à vous tous de nous avoir lu ! N’hésitez pas à venir nous suivre sur nos réseaux sociaux, à savoir notre page Facebook ou nos comptes Twitter et Instagram, mais aussi à venir nous donner votre avis sur ce tome 11 là-bas ou dans les commentaires. En attendant de se retrouver pour parler de la suite de la série éditée par HiComics, portez-vous bien et à bientôt !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.