[Test] 13 Sentinels : Aegis Rim

[Test] 13 Sentinels : Aegis Rim

Hello les loulous ! Cela faisait un petit moment que je n’avais pas proposé de test de jeu vidéo ici… Je ne sais pas pour vous, mais ça m’a manqué alors mettons un terme à ce manque tout de suite grâce à la sortie de 13 Sentinels : Aegis Rim sur PS4 ! Avant toute chose, je tenais à remercier Koch Media qui, en renouvelant leur confiance envers nous, nous donne la possibilité de vous parler de titres récents et prometteurs ! Histoire de reprendre en grande pompe, c’est le dernier titre de Vanillaware en date que je vais décortiquer pour vous dès maintenant !

Il s’agit d’un développeur que j’affectionne particulièrement puisqu’il est à l’origine de pépites telles que Odin Sphere, Muramasa ou encore Dragon’s Crown ! Même si le nom du studio reste relativement confidentiel, Vanillaware se démarque de la concurrence avec des productions de grande qualité, profitant toujours d’un style graphique singulier et reconnaissable ! 13 Sentinels : Aegis Rim ne déroge pas à la règle et possède lui aussi des illustrations manuelles très réussies et bourrées de détails, avec une utilisation de couleurs pastels de toute beauté.

Ce soft placé dans un univers de science-fiction donne à suivre treize personnages dans leurs histoires respectives. Ces étudiants devront faire face à une invasion de Kaiju dans des combats titanesques ! Pour se défendre, les protagonistes prendront les commandes des Sentinelles, des mechas surpuissants et personnalisables durant les phases de combat, capables de résister aux innombrables vagues ennemies.

13 Sentinels : Aegis Rim propose deux modes de jeu assez différents : une aventure narrative en 2D, proche du style visuel habituel des jeux Vanillaware, dans laquelle le joueur est amené à voyager dans divers décors et à discuter avec de nombreux personnages, ainsi que des combat tactiques en semi-temps réel durant lesquels six des treize personnages jouables affrontent des hordes de Deimos, les Kaiju de cet univers futuriste ! Le jeu comporte également des mécaniques de RPG grâce à un système de personnalisation et d’améliorations à gérer pour chaque sentinelle. Je résumerai ce gameplay hybride comme étant la rencontre d’un visual novel et de l’aspect tactical de la série des Front Mission !

Divisé en deux styles de jeu distincts, le jeu laisse la possibilité au joueur de passer de l’un à l’autre selon son bon vouloir une fois le menu correspondant débloqué après quelques heures de jeu. Néanmoins, étant tout de même étroitement articulés entre eux, il faudra parfois avancer dans l’histoire ou dans les combats pour pouvoir poursuivre sa progression dans l’autre mode !

Voilà à quoi ressemble le menu permettant de switcher entre les modes de jeu !

Puisque nous en parlons, attardons-nous un peu sur le gameplay des combats. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, les combats s’avère plutôt simplistes graphiquement : les Méchas apparaissent sur la carte par le biais de petits robots holographiques tandis que les ennemis sont représentés par des points rouges ou par de gros amas de cubes ! Ces visuels épurés permettent de garder la position et les déplacements de chaque unité clairs. J’évoquai plus haut des combats tactiques en semi-temps réel, en référence au cooldown présent avant de pouvoir réaliser une action avec chacun des personnages disponibles. Une fois ce délai passé, il est possible de réaliser différents types d’actions : déplacer ses unités sur la carte, des attaques au corps-à-corps ou à distance, activer des boucliers pour diminuer les dégâts encaissés par ses personnages, organiser ses défenses autour des bâtiments à protéger ou bien encore réparer la sentinelle en cours d’utilisation. Évidemment, chaque tour se déroule selon un nombre d’actions limitées. Il est donc primordial de faire attention aux actions que l’on choisit d’effectuer, sous peine d’échouer l’objectif de la mission dont le but se résume très souvent à défendre un terminal contre les ennemis.

Le tableau de résultat du combat ! Et oui les amis, un magnifique RANG S pour bibi !

Le menu d’amélioration des sentinelles, dans lequel il est nécessaire de passer un peu de temps pour optimiser ses unités, se montre quelque peu austère et froid. De plus, les améliorations mises à disposition du joueur se révèlent assez peu nombreuses après une dizaine d’heures de jeu, voyez-vous même ci-dessous ! Les métacrédits obtenus au cours des affrontements permettent, entre autres, d’obtenir de nouvelles compétences pour la sentinelle et d’améliorer celles déjà débloquées. Toutefois, il faudra choisir judicieusement quels bonus affecter à ses personnages puisque les emplacements dans leur arsenal sont limités ! Si je ne doute pas que le jeu regorge de bonus intéressants pour les Sentinelles, disons que le manque d’attractivité de ce menu ne motive pas à s’y attarder en profondeur.

Le jeu propose beaucoup de compétences, mais peu de place dans l’arsenal !

Si les mécaniques de jeu fonctionnent bien, le charme que produit l’ambiance du titre m’a conquis avant même que je n’ai pu réellement les prendre en main ! N’étant pas à la recherche permanente des graphismes les plus photoréalistes, je dois dire que la 2D de compétition offerte par Vanillaware m’a happée. De plus, les personnages disposent d’une caractérisation poussée permettant au joueur de s’attacher à eux en dépit de leurs looks relativement communs et de certains traits de personnalité un peu ressassés. Prenons pour exemple Iori Fuyusaka, une jeune étudiante, tête en l’air et souvent en retard… Ce qui ne l’empêche pas d’être attrayante, d’être au cœur d’une intrigue captivante ou même de se révéler badass aux commandes de sa Sentinelle !

Malgré la poignée d’heures passées sur le titre, j’ai pris énormément de plaisir à rencontrer et à incarner successivement ces nombreux personnages. Il faut dire que les histoires narrées autour de ces derniers se dévoilent progressivement, laissant le joueur s’extasier face à la générosité scénaristique mise en œuvre. En effet, certains protagonistes se trouvent mêlés à des intrigues fondées sur des voyages temporels ou sur des courses-poursuites haletantes tandis que la destinée d’autres personnages paraît encore bien mystérieuse à mon avancée du jeu, de quoi maintenir réellement l’intérêt du joueur. De plus, le scénario très riche, s’intensifie et se complexifie au fur et à mesure que l’on progresse dans le jeu, beaucoup de personnages interviennent, se rencontrent à différentes époques, parfois dans des circonstances exceptionnelles, et tissent des liens entre eux. Le titre explore même avec bienveillance des thématiques progressistes actuelles telles que l’homosexualité ou le travestissement avec les personnages de Tsukasa Okino et de Takatoshi Hijiyama et ce, sans tomber dans le jugement ou dans la caricature médisante.

Le jeu regorge de moments surprenants, notamment la rencontre de Megumi Yakushiji avec ce petit chat qui parle et qui nous proposera même un échange de bons procédés avec à la clé… Un moyen de sauver la mémoire d’un autre des personnages jouables !

À travers mes brèves évocations d’événements du jeu, pensées pour ne rien vous gâcher de la découverte, je tiens à saluer la minutie dont profite la partie narrative de 13 Sentinels : Aegis Rim. L’intrigue chorale du titre se montre d’office extrêmement bien conçue et parvient à placer chacun des treize personnages proposés en tant que véritable “personnage principal” de celle-ci. Chaque héros dispose d’un background extrêmement personnel et profond se développant au sein du récit global du jeu. Cette abondance de trames scénaristiques brouille dans les premières heures de jeu les potentiels rapprochements à faire entre les aventures des personnages. Cette imbrication est rendue d’autant plus ardue que les personnages voyagent à différentes époques, perdent la mémoire et en viennent même à changer de noms par moments !

Pour l’anecdote, 13 Sentinels se paye le luxe d’avoir un personnage répondant au doux nom de Keitaro Miura. Pour le joueur non averti, il pourrait ne s’agir que d’un personnage lambda parmi d’autres. Pourtant, à une lettre près, il porte le nom complet du créateur de Berserk, l’illustre Kentaro Miura ! Qu’il s’agisse d’une simple coïncidence ou d’un hommage à peine dissimulé, ce détail ne m’a pas échappé ! D’ailleurs, le design de certains personnages n’est pas sans rappeler le style graphique de l’auteur, ce qui pourrait constituer une preuve supplémentaire de l’inspiration qu’a apporté l’auteur de Japan et de Gigantomachia aux artistes de Vanillaware. Pour illustrer mes propos, voyez plutôt la capture d’écran ci-dessous mettant en scène le personnage de Keitaro justement.

13 Sentinels : Aegis Rim s’impose comme un vrai coup de cœur personnel après un laps de temps réduit passé à l’explorer ! J’ai été séduit par les différentes histoires qui s’entremêlent et par la myriade de personnages à découvrir et à jouer. De même que le fond, la forme du jeu épate et brille par sa qualité indéniable ! Le pari d’adopter un style graphique dessiné à la main pour représenter les personnages et la partie visual novel du jeu, qui représente un travail assez titanesque, se montre totalement gagnant tant il contribue à l’atmosphère du titre ! En articulant sa progression autour de deux mécaniques de jeu distinctes et bien pensées, la dernière création de Vanillaware parvient à éviter les écueils de ceux-ci : la redondance des combats tactiques et la lassitude d’une aventure narrative trop molle. La variété de gameplays accorde une certaine liberté au joueur, il peut ainsi mener son avancée comme il le souhaite, en l’axant davantage vers un des styles de jeu, tout en gardant à l’esprit qu’ils sont intimement liés et fondamentalement complémentaires.

Ce test est à présent terminé, j’espère qu’il vous a plu et qu’il vous aura donné envie de jeter un œil à cet excellent titre ! N’hésitez pas à nous dire ce que vous avez pensé du jeu. Nous pourrons en débattre aussi bien en commentaire de cet article que sur Facebook, Twitter ou Instagram !

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