[Test] Final Fantasy Brave Exvius

[Test] Final Fantasy Brave Exvius

La licence Final Fantasy paraît assez opaque pour un néophyte voulant s’y frotter. La numération des épisodes “principaux” est des plus floues et la multiplicité de jeux dérivés sur différents supports n’aide pas davantage. De ce fait, je connais finalement assez mal la célèbre licence de Square Soft puis de Square Enix et n’ai joué qu’à quelques jeux de celle-ci, tels que les deux premiers FF sur Game Boy Advance ou des épisodes annexes probablement oubliés comme Final Fantasy Tactics A2 que j’avais grandement apprécié ou le sympathique Final Fantasy Fables : Chocobo Tales sur DS. Le dernier jeu estampillé Final Fantasy à avoir attiré ma curiosité se trouve sur mobile et s’intitule Final Fantasy Brave Exvius. Voyons donc si ce dernier se révèle être une bonne surprise ou n’est qu’un navet supplémentaire profitant du nom de cette licence adulée.

Avant de commencer ce test, je tiens à préciser à titre informatif que l’élément qui m’a fait découvrir ce jeu et qui m’a immédiatement donné envie d’y jouer, ce n’est pas la licence FF que je connais finalement assez mal, mais la présence exceptionnelle de Sora dans le jeu dans le cadre d’un événement promotionnel pour la sortie imminente de Kingdom Hearts 3. Ce petit sprite de Sora armé de sa Keyblade sur une publicité sponsorisée sur un réseau social a suffi à me faire installer le jeu. Passé outre ma volonté discutable concernant les jeux dont je dispose sur mon téléphone, partons à l’aventure aux côtés de Rain et Lasswell !

Les héros de Final Fantasy Brave Exvius sont Rain, un guerrier de Grandshelt et le fils de Sire Raegen pour qui il partage des sentiments mitigés, et Lasswell, ami d’enfance et mentor de Rain avec qui il entretient une relation amicale tout en adoptant plus ou moins consciemment une posture de figure paternelle de substitution. Leur vie ordinaire sera balayée lorsqu’un mystérieux et puissant chevalier, Véritas des Ténèbres, détruit le Cristal de la Terre. Le monde de Lapis s’en retrouve profondément altéré, rendant sauvages et violentes les créatures qui vivent dans ce dernier. Rain et Lasswell, accompagnés de Fina, une jeune femme amnésique issue d’un cristal. Ce trio atypique possède la lourde tâche de vaincre Véritas et les six jurés de Paladia afin de restaurer la paix dans le monde de Lapis ! Pour les épauler, ils pourront compter sur le pouvoir des visions. Autrement dit, ils peuvent invoquer les esprits d’anciens guerriers pour les faire combattre avec eux.

Vous l’aurez compris, les visions sont un prétexte relativement bien trouvé pour justifier le système d’invocation semblable à Dokkan Battle du jeu. A vous la joie de recruter une myriade de personnages issus des différents volets de la licence Final Fantasy sans forcément savoir qui ils sont ou même de quel jeu ils sont tirés. Les personnages emblématiques de la série, dû à leur popularité, sont généralement les personnages les plus difficiles à obtenir dans des portails temporaires liés à des événements particuliers. Néanmoins, cette sensation de submergement par des hordes de combattants méconnus ne provient pas seulement de ma faible connaissance de l’univers FF. D’autres joueurs, bien plus aguerris concernant la licence, ont joué au jeu et m’ont fait part de cette même stupéfaction. Toutefois, je comprends que Brave Exvius ait besoin de contenir tant de personnages, même les plus insignifiants, pour inciter les joueurs à invoquer sur les différents portails disponibles dans l’espoir d’acquérir son personnage favori et ainsi pérenniser son modèle économique. La démarche est strictement la même que pour n’importe quel jeu de style gashapon.

En revanche, là où se démarque Brave Exvius du reste des jeux de ce genre, c’est par le développement de son histoire. Même si le fondement de l’intrigue se révèle convenu au possible, à base de jeune fille amnésique, crédule et naïve de fin du monde à éviter, elle a le mérite d’essayer de justifier la réunion de tous ces personnages par le concept de visions que j’ai évoqué plus haut. J’ai donc été agréablement surpris par l’importante place accordée à l’intrigue, développée par de nombreuses cinématiques. En plus de profiter des graphismes 16 bits réussis utilisés pour le reste du jeu, elles permettent de développer la relation entre Rain et Lasswell, amis d’enfance entretenant également une relation d’élève encadré par son professeur. Rain, dissipé et pervers, exaspère Lasswell, son instructeur bienveillant. A ce duo de guerriers s’ajoute par la suite Fina, la jeune fille amnésique leur ayant conféré le pouvoir des visions lorsqu’elle n’était qu’une sorte d’esprit fantomatique enfermé dans un cristal. Les intermèdes dialogués avant ou après les combats continuent de caractériser les protagonistes et leur amitié. Le jeu ne se contente pas de proposer une raison futile d’émerveiller et d’appâter le joueur avec ses personnages favoris, il tente de présenter des personnages inédits et de leur offrir une histoire relativement profonde et une aventure palpitante.

Comme tout bon Final Fantasy classique qui se respecte, Brave Exvius n’échappe pas aux phases de combats habituelles. Lorsque votre équipe affronte des monstres, l’écran est séparé en deux blocs. La partie haute affiche les sprites de vos personnages et de vos adversaires. Tous sont suffisamment animés pour ne pas donner l’impression de se retrouver face à un écran fixe lors des combats. La partie basse est consacrée aux actions que vous pouvez effectuer. Par défaut, en appuyant sur le personnage que vous souhaitez faire attaquer, ce dernier assènera un coup basique. Néanmoins, en glissant son doigt dans une direction, vous atteindrez d’autres possibilités. Par exemple, en swipant vers la droite l’un des encadrés représentant un de vos personnages, vous accèderez à ses sorts.

Pour maximiser les dégâts infligés à vos ennemis, il faudra prendre en compte et assimiler le système de combo du jeu. Basé sur le rythme, il sera nécessaire de se concentrer sur la vitesse d’exécutions des attaques de vos personnages pour toutes les faire coïncider. Il va de même pour les sorts afin de réaliser des combos élémentaires, parfois essentiels pour vaincre des monstres jusqu’alors invincibles. En massacrant vos ennemis, c’est-à-dire en les attaquant même s’ils ont déjà perdu tous leurs points de vie, les jauges de Limite de vos personnages se rempliront. Une fois pleines, elles vont donneront la possibilité d’activer la capacité ultime de vos personnages pour infliger de puissants coups ou pour améliorer momentanément les caractéristiques de votre équipe. Les subtilités de l’interface peuvent paraître complexes lors des premiers combats. Malgré tout, elles s’appréhendent assez facilement, surtout avec l’aide du tutoriel. De plus, je trouve que cette interface en deux parties, affichant clairement les combats tout en permettant d’effectuer toutes sortes d’actions à chaque tour, se prête bien à un support mobile. Reprise des Brave Frontier, autre licence que développe le studio Alim, elle se révèle optimisée, même pour les écrans les plus restreints.

Après les phases de combats, les phases d’exploration dans les villes et dans les donjons qui font le sel de la licence sont aussi au rendez-vous. Dans ces passages, vous déplacez Rain sur la carte en appuyant à l’endroit souhaité ou en faisant glisser votre doigt. Votre personnage répond relativement bien à vos actions même s’il a trop souvent tendance à se coincer contre un élément du décor ou à ne pas bouger, justement à cause des obstacles devant lui. Des quêtes secondaires sont proposées par des PNJ dans les villes visitées. Si vous les acceptez, vous devrez visiter une nouvelle fois l’un des niveaux passés ou à venir pour remplir l’objectif donné. Passages secrets et combats aléatoires vont attendent évidemment dans les donjons. Ces phases, plus rares, permettent de diversifier un peu le gameplay tout en restant cohérentes avec la licence Final Fantasy.

Un point m’a dérouté au début de ma partie sur Brave Exvius. Alors que les personnages principaux commencent au niveau 1 et affrontent des monstres adaptés à leur niveau, le jeu offre assez rapidement Ashe, un personnage issu de Final Fantasy XII, à son niveau maximum. Même si le fait d’offrir un personnage connu de la licence aux joueurs débutants, il me paraît assez déconcertant de le doter d’une puissance telle. Avec Ashe aux côtés de Rain et de Lasswell, les niveaux suivants le tutoriel m’ont parus dérisoirement faciles. Je roulais sur les monstres qui se dressaient devant moi sans même réfléchir à une quelconque stratégie. Je me contentais d’appuyer inlassablement sur le visage de mes personnages pour les voir avancer sans difficultés. Heureusement, la difficulté se rehausse assez rapidement afin de proposer un minimum de challenge et de réflexion lors des combats.

La coupable, à cause de qui le jeu devient très facile à peine le tutoriel terminé !

J’ai aussi été surpris des collaborations qu’Alim et Square Enix pouvaient établir pour proposer du contenu supplémentaire à Brave Exvius. L’apparition exceptionnelle de Sora de Kingdom Hearts ne m’a pas surpris finalement, et paraissait même assez légitime puisque la licence de RPG appartient aussi à Square Enix et contient en son sein des personnages de Disney mais aussi et surtout de Final Fantasy. En revanche, celle de Katy Perry m’a bien plus étonné. Bien que le personnage partageait le même prénom que l’interprète de Roar, je croyais qu’il s’agissait d’un personnage au combien secondaire des FF, mais non. Après vérification, l’événement autour de Popstar Katy découlait bien d’une collaboration entre Brave Exvius et la célèbre chanteuse. Elle démontre l’ouverture d’esprit des développeurs et des détendeurs de la licence, même si California Girls ne rentre pas spécialement dans l’ambiance sonore habituelle des jeux Final Fantasy. Blague à part, le personnage dispose d’animations bien loufoques et peut se révéler utile !

Vivement la collaboration avec Pitbull !

Même s’il ne réinvente pas la licence Final Fantasy et qu’il ne la marquera sûrement pas davantage, Final Fantasy Brave Exvius propose une alternative solide sur mobile aux anciens jeux. Si vous ne souhaitez pas débourser plusieurs dizaines d’euros pour obtenir les épisodes classiques sur votre téléphone, vous pouvez jeter votre dévolu sur ce jeu de style gashapon gratuit. La tentation d’invoquer dans les portails afin d’obtenir ses personnages favoris est forte, mais elle n’empêche pas d’avancer dans le jeu sans débourser le moindre centime. Avec une intrigue classique mais construite, des personnages attachants quelque peu stéréotypés et un système de combat optimisé pour des supports mobiles, Brave Exvius saura contenter les fans de Final Fantasy assoiffés de jeux suffisamment qualitatifs pour occuper quelques trajets occasionnels et pourra peut-être même captiver les néophytes pour suivre les péripéties du trio de héros et ainsi, par élargissement, découvrir plus en détails le vaste univers de Final Fantasy.

Ce test est désormais terminé ! J’espère qu’il vous aura plu. ^^ Je n’aurais jamais pensé parlé de ce jeu vu ce qui m’a motivé à l’installer, mais finalement, j’ai voulu partager cette bonne surprise avec vous ! Sur ce, je vous serre la pince, métaphorique ou concrète, et je vous retrouve bientôt pour d’autres articles. 😉

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