[Test] The Bard’s Tale IV : Director’s Cut PS4

[Test] The Bard’s Tale IV : Director’s Cut PS4

Hello les jeunes ! Que diriez-vous d’un test de jeu vidéal électronique, ça fait bien longtemps non ? En selle donc, puisque nous nous intéressons aujourd’hui à The Bard’s Tale 4 envoyé par Koch Media. Je profite de cette brève introduction pour leur adresser un grand merci pour la confiance qu’ils nous accordent !

Pour ceux qui se demanderaient ce qu’est The Bard’s Tale IV, il s’agit du quatrième épisode d’une licence dont le premier épisode date de 2004. Et oui, la série de RPG a déjà 15 ans, une série que l’on peut aussi rapprocher du style dungeon crawler d’ailleurs ! Ces jeux placés dans un univers d’heroic fantasy profitent d’un humour accrocheur et omniprésent, de quoi les différencier des nombreuses productions sérieuses sur ce même créneau. Enfin, pas tant que ça malheureusement.

Le jeu se déroule dans les Terres de Caith, un univers assez peu original malgré son côté plaisantin, s’inspirant et piochant allègrement dans d’autres univers d’heroic fantasy plus marquants déjà existants. L’histoire non plus ne profite pas d’une grande originalité malheureusement.

Je ne vais pas vous cacher que je n’avais que vaguement entendu parler de cette licence et que je n’avais donc jamais testé le moindre épisode. C’est pourquoi ce test de The Bard’s Tale 4 se présente comme une totale découverte pour moi, rédigée de la manière la plus neutre et sans a priori possible !

The Bard’s Tale IV est développé par inXile Entertainment et édité chez nous par Koch Media. Sortie le 6 septembre en boîte sur PS4 et Xbox One directement sous l’appellation Director’s Cut, cette édition physique offre un nouveau chapitre, de nouveaux objets, armes et ennemis aux joueurs. De plus, elle corrige de nombreux bugs et propose une interface retravaillée pour optimiser son ergonomie ! Cette Director’s Cut comporte aussi tout un tas d’autres ajouts de diverses natures à découvrir.

Et ce qu’on peut dire dès le lancement du jeu, c’est qu’il paraît assez daté, notamment à cause de sa pauvreté technique. Même s’il ne brille pour ses graphismes, le jeu flaire bon la nostalgie et provoque la sensation de propulser le joueur devant un bon vieux jeu de rôle à l’ancienne, rustique mais terriblement attachant. Un charme particulier émane de ce quatrième Bard’s Tale, qui lorgne parfois même du côté du nanar. Cette ambiance grotesque participe au charme du jeu et au plaisir ressenti manette en main. L’atmosphère kitsch, remplie de calembours et de blagues en tous genres, fonctionne suffisamment pour faire oublier, aux yeux du joueur conciliant, les lacunes techniques du titre. Par exemple, le Fermier Killop, l’un des premiers PNJ du jeu, ne répond à vos interrogations que par un ridicule et désopilant : “Du chou ? Des carottes ? Des pommes de terre ?”

Comme pour ses graphismes, le soft se repose sur des mécaniques de combats anciennes. Un bon vieux système de combat tour par tour est mis en place, durant lesquels vos personnages disposent de points d’opportunités à dépenser. Chaque action dépensera un certain nombre de ces points, impliquant une certaine notion tactique et stratégique aux affrontements.

Les combats se déroulent sur des cases un peu à la manière d’un tactical-RPG, vous pouvez vous déplacer et porter des coups à une certaine distance plus ou moins importante en fonction de votre personnage. Le système de combat, lui, s’avère plutôt bien pensé et assez original. Contre certains ennemis, il faudra d’ailleurs utiliser le déplacement à outrance afin d’éviter des attaques dévastatrices mais aussi pour pouvoir attaquer des ennemis placés à l’opposé, bref, afin d’optimiser ses mouvements au maximum !

On ne va pas se le cacher, le jeu a l’air très mal optimisé. Même sur des jeux graphiquement bien plus abouti, de la trempe de Days Gone, ma console ne chauffait pas autant ! Causant parfois même quelques saccades, le jeu n’en reste pas pour le moins intéressant à parcourir, notamment pour la nostalgie qu’il procure pour les fans de jeux de rôle et d’heroic fantasy. Grâce à The Bard’s Tale IV, je me suis senti propulsé à l’époque où le chérubin naïf et émerveillé que j’étais baladait ses guêtres dans les sombres ruelles d’un Arx Fatalis ou d’un Morrowind !

L’aspect old school du jeu se retrouve aussi dans son caractère dirigiste assez prononcé. Le joueur ne peut pas se balader partout quand on veut, loin de là ! De plus, il vous faudra parfois débloquer certains objets pour pouvoir avancer dans les zones ou bien résoudre des énigmes ma foi ardues. La satisfaction de les résoudre est bien présente sauf quand le jeu se coupe sans raison accompagné d’un bon gros message d’erreur, ce qui est très dommageable, surtout quand vous sortez d’une bonne demie heure de combats et d’énigmes sans avoir pensé à sauvegarder… :'( Pour enfoncer le clou, ce genre de bugs arrivent assez souvent et dans des moments lambdas. Nous espérons qu’un patch viendra régler ce problème assez important et ennuyeux, pouvant facilement annihiler tout plaisir de jeu !

Comme tout bon RPG qui se respecte, les personnages seront amenés à apprendre de nouvelles compétences au fil de l’aventure. Ils acquerront également de nouveaux “chants” de barde leur permettant par exemple de défoncer un mur fissuré, de reconstruire un point affaissé ou bien même de démasquer un ennemi dissimulé ou déguisé. Ces “chants” offriront aussi de nouvelles perspectives d’exploration pour les zones déjà visitées dans lesquelles des objets ou coffres pouvaient être jusqu’alors camouflés !

L’artisanat occupe aussi une place importante dans le titre puisque cette pratique sert à confectionner des objets et de l’équipement utiles grâce à des recettes de cuisine ou à des patrons de fabrication à se procurer chez des marchands.

Concernant son niveau de difficulté, le jeu le dose plutôt bien. Il n’est globalement pas insurmontable même s’il se corse et devient plus exigeant par moments. Ayant l’habitude de jouer à des RPGs, de difficulté plus ou moins élevée, je m’y suis assez rapidement fait. Cependant, pour les non-habitués du genre, ces soudains pics de difficultés peuvent s’avérer frustrants voire rebutants. Une vingtaine d’heures sera peut-être nécessaire pour venir à bout de l’histoire principale. Si le challenge de terminer tous les objectifs du jeu motive les joueurs les plus acharnés, ils y resteront facilement deux voire trois fois plus de temps avant d’obtenir le trophée platine.

The Bard’s Tale IV version Director’s Cut, bien qu’assez pauvre techniquement, profite d’un grand vent de nostalgie sur mon esprit. C’est donc avec un plaisir évident que j’ai arpenté les Terres de Caith ! Qu’on se le dise, TBT 4 DC n’est ni le jeu de l’année, ni le RPG de l’année tant il se repose sur des mécaniques archaïques plus forcément adaptées aux goûts des joueurs actuels. Néanmoins, les amateurs de RPGs d’époque passeront un bon moment avec ce jeu de rôle clairement ancré dans le passé et dans tout ce que ce choix implique : liberté de mouvements limitée, gameplay éculé toutefois compensé par un univers efficace et véritablement comique !

Ce test est désormais terminé. J’espère qu’il vous aura plu. Avant de vous laisser, je remercie une nouvelle fois Koch Media pour l’envoi du jeu ! N’hésitez pas à nous dire ce que vous avez pensé de ce RPG ici ou sur les réseaux sociaux pour que nous puissions en débattre. ^^

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